Résumé : "D'abord, quand on est un chien trouvé, on ne fait pas de manières ! C'est La Poivrée qui glapit".
L'atmosphère est sèche, l'origine de Le Chien est d'emblée frappée d'infamie, sur le ton direct d'un écrivain au style malicieux et chaleureux qui se présentait d'abord comme enseignant.
Le Chien est hébergé par La Poivrée, et par le Grand Musc, qui le laissent dormir sur le carrelage froid de la cuisine. Dans son sommeil, il rêve à son enfance, sur la décharge de Nice où la vieille chienne qui l'a sauvé de la noyade lui a appris à suivre les odeurs et à survivre. Au moment de mourir, la vieille chienne évoque son plus beau souvenir, celui de sa maîtresse, longtemps auparavant : "je l'avais bien dressée..."
Depuis lors, Le Chien cherche une maîtresse...
De nombreux épisodes dans la vie de Le Chien, des réflexions des chiens qui se parlent entre eux -l'amitié entre chiens est récurrente-, ou celles d'autres personnages, montrent à plusieurs reprises divers aspects de la vie des chiens :
Encore jeune, à Nice, Le Chien avait été capturé et emmené à la fourrière (pp. 41-65).
Les chiens parlent entre eux du développement des races, ce "truc inventé par les hommes" (p. 49).
Sur l'autoroute, Le Chien voit un chien écrasé (p. 80).
Dans un long hurlement, Le Chien énumère toutes les souffrances subies par les chiens : chiens noyés, abandonnés, écrasés,... (pp. 124-125).
Le Chien visite le cimetière des chiens (pp. 130-133).
Un beau livre, qui manifeste une profonde affection pour les chiens, une compréhension de ce qu'ils peuvent ressentir, dans la souffrance comme dans la joie. L'auteur exprime ces sentiments simplement, avec un humour complice, sans grandiloquence. Il connaît bien les chiens, leurs relations avec les hommes, leurs relations entre eux ; un bel aparté sur les chiens qui l'ont accompagné dans sa vie et sur quelques conseils amicaux clôture cette histoire attachante.